Aéroport Accra au Ghana
Le voyage du retour fut la dernière pierre à cet édifice de désillusion que fut ce séjour.
En route pour l’aéroport Accra au Ghana avec mon Uber, j’ai enfin rencontré une personne super gentille, une rareté qui contraste avec l’antipathie générale que j’avais ressentie jusque-là. Il m’a demandé comment s’était passé mon séjour, et je ne lui ai pas menti.
Je lui ai raconté en détail mes déceptions, et il a compris. Il a admis que beaucoup de gens ne sont pas aussi accueillants que ce qu’on pourrait espérer, et que oui, je n’étais pas tombée sur les bonnes personnes. Cette simple empathie m’a fait du bien. Dommage que cela arrive à la toute fin.
J’avais enfin pu parler, échanger des avis et idées avec quelqu’un d’intéressant et instruit !
Et en prime il a fait un détour pour me montrer une autre vision d’Accra, mais c’était trop tard, dans tous les sens du terme.
Mais le soulagement fut de courte durée. Le trajet vers l’aéroport Accra, marqué par des embouteillages monstres, m’a fait arriver à la limite du temps. Je me retrouve à courir avec mon chariot à valises. Et là, première barrière au contrôle. Le douanier me regarde droit dans les yeux et me demande, presque froidement, pourquoi je suis restée au Ghana. Sans explication, il demande aux autres passagers derrière moi de changer de file. Je sens l’angoisse monter.
Je lui demande quel est le problème. « Le problème, c’est vous », me répond-il, glacial. J’ai commencé à transpirer, mon cœur battait à tout rompre. Il insistait pour savoir ce que j’avais fait durant ces dernières semaines, et malgré mes tentatives pour expliquer mon visa touristique, mon séjour, rien ne le convainquait. Il a fini par montrer mon passeport à sa supérieure. C’est là qu’ils m’ont montré que sur le tampon du jour de mon arrivée à l’aéroport Accra, était noté un chiffre à la main et ce chiffre, c’est le nombre de jours qui m’a été attribué le jour de mon arrivée. Apparemment, sans que je le sache, j’aurais dû quitter le territoire bien avant. Et ce n’est pas le même chiffre pour tout le monde …
Je me suis effondrée en larmes. Comment aurais-je pu deviner qu’un simple chiffre noté sur tampon valait plus que le visa officiel obtenu avec tant de formalités ? Personne ne m’avait prévenue. Finalement, en voyant mon désarroi, la supérieure a levé la main, un geste sec pour me laisser passer. Sans un mot, sans un sourire. Juste comme ça, encore un moment glaçant pour clore ce chapitre.
J’ai envoyé un message à S., la responsable de l’ONG, qui m’a simplement répondu qu’elle avait oublié de faire le nécessaire pour renouveler mon autorisation de séjour. Incroyable…
Heureusement, l’aéroport Accra est propre et moderne, l’embarquement s’est bien déroulé une fois cette épreuve passée. Je suis arrivée tout juste pour embarquer.
Le vol faisait escale en Côte d’Ivoire. Un contraste saisissant. L’avion s’est soudain rempli de touristes joyeux, bronzés, détendus, ravis de leurs vacances. Moi, j’étais là, pâle, fatiguée, et surtout soulagée de quitter ce pays.
Une leçon à retenir : si tu vas au Ghana, vérifie bien ton passeport et ce fameux chiffre dès l’arrivée à l’aéroport Accra!
Ma vie au Ghana en image
Je te partage tout de même un peu de mon expérience locale, mes rares dépacements et beaucoup mon ressenti pour chacun de ces lieux avec des annecdotes.
Une capitale à deux mesures
Immense banlieu ouest d’Accra
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Camp de réfugiés libérians
Camp de réfugiés libérians
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Le plus grand marché aéien d’Afrique de l’ouest
Le marché de la Fast Fashion
