Ksar Ghilane
Le Sahara en voiture et la panne d'essence
Dès le départ de Douz, nous avons été plongés dans les paysages somptueux (oui, j’adore le désert !) du Sahara. J’avais réservé une chambre à Chenini, le village troglodyte, situé à 208 km. Une halte à Ksar Ghilane était prévue pour découvrir cet oasis et faire une balade à dos de dromadaire dans le désert.
La panne d’essence
Sur la route, nous étions pratiquement seuls : des dunes à l’infini, des panneaux signalant le passage de dromadaires et les dromadaire bien entendu… jusqu’à ce qu’un interminable chantier routier apparaisse, rendant la route nationale difficilement praticable. Camions, poussière : c’était très désagréable, mais cela nous a sauvés.
Je suis organisée et perfectionniste, mais cette fois, mon ami m’a demandé de ne pas m’occuper de la voiture. Franchement, cela m’arrangeait. Sauf que… panne d’essence ! Tu imagines ? Une panne d’essence dans le désert ? J’étais furieuse. Comment ne pas vérifier le réservoir avant de partir dans un tel endroit ? Les derniers kilomètres défilaient, et le GPS annonçait une distance bien trop longue jusqu’à la prochaine ville.
L’angoisse était au rendez-vous, et je me suis imaginée seule et abandonnée, mourant de soif dans le désert… enfin, tu vois le genre ! 😂
Nous nous sommes arrêtés, pas le choix en espérant qu’une voiture passe. Finalement, c’est un camion qui est passé et son chauffeur, surpris de nous voir là, nous a indiqué un bar/restaurant un peu plus loin : le Café Bir Soltane. En écrivant cette aventure je suis allée le revoir sur le net et il est définitivement fermé …donc surveillez bien votre niveau d’essence, il n’y a plus de solution dans cette partie du désert !
Nous l’avons trouvé rapidement. Ce lieu, sorti de nulle part, était très haut en couleur, les murs tapis de cartes de visites de tous les voyageurs passés par là et la cour intérieure était très sympa. Le propriétaire nous a expliqué que les ouvriers y mangeaient, assis par terre, dans une salle où je n’avais pas le droit d’entrer ni de parler aux hommes, ce qui aurait été mal perçu. Moi, j’attendais dans le jardin, entre chaleur écrasante et malaise (mon short était loin d’être adapté à l’endroit, il était prévu juste pour la route).
Mon ami a demandé de l’aide. Le restaurateur a appelé une connaissance qui est arrivée après 30 minutes, puis repartie chercher de l’essence… malgré l’absence de stations dans la région. On nous a prévenus que l’essence ne viendrait pas d’une source officielle ou légale, mais nous n’avions pas d’autre option. Après 2 h 30 d’attente sous un soleil de plomb entre 12h30 et 15h30, un camion est arrivé avec deux bidons. Nous avons payé, et enfin repris la route. Je n’avais rien mangé, heureusement que mon petit sac isotherme était là pour me sauver ! Chaque matin je préparais quelques barres énergétiques et des biscuit (je suis très gourmande) au cas ou …
Mais ce n’était pas fini.
Ksar Ghilane
Nous avions rendez-vous à Ksar Ghilane pour une balade à dos de dromadaire. Bien sûr, nous étions très en retard. À notre arrivée, l’oasis était vide et toutes les échoppes fermées. Heureusement, nous avons retrouvé le bédouin que nous avions prévenu de notre arrivée le matin qui nous attendait à l’ombre d’un datier. Il s’étonnait que nous voulions faire cette balade en plein après-midi, sous une chaleur écrasante, car elles se font habituellement au coucher du soleil, quand il fait plus frais. Mais je tenais à arriver à Chenini avant le dîner berbère qui était réservé, donc on n’avait pas le choix.
Cette parenthèse a été enchantée. Notre guide, un bédouin chantant, a bercé notre balade de magnifiques chants d’amour berbères. Le désert, les dromadaires, les chants (manquait plus qu’un amoureux 😊)… j’ai oublié notre mésaventure. En nous éloignant de l’oasis, nous avons découvert les ruines du fort romain de Tisavar, à la limite est du Grand Erg oriental. Réputée comme l’une des portes du Sahara tunisien, cette oasis est célèbre pour sa source d’eau chaude, que nous n’avons pas vu.
La piste vers Chenini
Sans perdre de temps, une fois de retour à l’oasis, nous avons demandé notre chemin. Notre guide nous a conseillé de prendre, pour quitter ce bel endroit, Ksar Ghilane, une piste à travers le désert, réduisant le trajet à 80 km au lieu de 152 km par la route. Nous avons tenté l’aventure.
Quelle aventure, en effet ! La piste était sommaire : pas de panneaux, pas de goudron, des portions cahoteuses… La nuit est tombée, et nous n’y voyions rien. Parfois, il fallait descendre pour vérifier si la voiture passait. Le GPS était perdu, et moi, je cherchais désespérément un signe de vie. J’étais stressée.
Nous avions loué une petite citadine, pas franchement prévue pour cette route.
Après beaucoup de kilomètres dans ces conditions, nous avons enfin aperçu une maison, puis deux et enfin le village de Chenini.
Mon road trip
Pour chaque lieux visités je garde de magnifiques images en mémoire et sur ma péliculle.
Je te partage les maximum ici.
Site archéologique
Canyon (frontière Algérie)
Oasis de montagne
Mer de sel
Porte du Sahara
La panne d’essence
La magie du désert
Village troglodytique berbérophone
Tataouine
Pour le nom !
Ksar Ouled Zoltane
Star Wars ça te parle ?
On the road
Des payages de voyage
Monastir
La ville à touristes
