Salut à toi, aventurier éco-responsable !
Les cultures locales ça te parle ?
Es-tu conscient que c’est à toi à t’adapter et non l’inverse ?
Si je pouvais, je changerais le monde et je serais une sauveuse… Mais ce n’est pas toujours possible. Alors, j’essaie d’agir en conséquence.
Tu as sûrement lu sur de nombreux forums et conversations en ligne que, lorsque tu voyages, tu veux souvent aider les populations locales. Tu te dis que leur apporter des choses que nous avons en abondance, comme des vêtements ou des jouets, est une bonne action. Tu es prêt(e) à payer des kilos supplémentaires de bagages, à faire des appels aux dons, à acheter des fournitures scolaires dans l’idée de bien faire.
Beaucoup de voyageurs font des collectes de vêtements et de jouets avant de partir. Mais as-tu déjà pensé au chemin parcouru par ces articles ? La plupart du temps, ces produits bon marché viennent de Chine. Les conditions de travail là-bas (exemple avec cette société bien connue ou cet autre article ici ) sont souvent déplorables. Ensuite, il y a le transport : un voyage par mer prend entre 20 et 30 jours, et par avion, entre 8 et 10 jours. Une fois en France, ces marchandises sont stockées puis transportées en camion jusqu’à leur point de vente.
J’ai fait ces erreurs moi-même, mais j’ai rapidement réalisé que c’était une catastrophe !
Et l’assistanat que cela provoque, en parle-t-on ? On se plaint souvent de l’assistanat, mais en même temps, on apporte des cadeaux « empoisonnés » qui ne font qu’empirer la situation. Partout, il y a de petites échoppes locales qui vendent des fournitures scolaires et des jouets pour une somme modique. En achetant sur place, tu fais fonctionner le commerce local. Le vendeur, qui a acheté sa marchandise, peut dégager un petit salaire, parfois employer quelqu’un. Tu n’as pas créé de jalousie inutile et tu peux acheter ce dont tu as besoin sur place sans te poser de questions avant ton départ.
En soutenant les commerces locaux, tu contribues au développement économique de la région que tu visites. Tu évites les drames et tu agis de manière plus responsable. Chaque petit geste compte, et ensemble, nous pouvons faire une différence.
Lors de mes voyages, j’ai souvent été confronté à des croyances et des coutumes très différentes de ce à quoi je suis habitué. Ces croyances, qu’elles soient religieuses, culturelles ou ancestrales, sont profondément ancrées dans l’identité des peuples que je visite. Plutôt que de juger ou de critiquer, j’ai appris à observer et à apprendre. Cela me permet de mieux comprendre et de respecter les pratiques locales, même si elles me semblent étranges ou incompréhensibles.
Par expérience, j’ai compris qu’il est inutile de perdre du temps à essayer de changer les croyances locales. Que ce soit des pratiques religieuses, des coutumes éducatives ou des superstitions, ces croyances ne disparaîtront pas après notre départ. Il est donc plus sage d’éviter les confrontations. Nos interventions, aussi bien intentionnées soient-elles, peuvent être perçues comme intrusives et irrespectueuses, perturbant ainsi l’harmonie locale.
Dans certains pays, les pratiques de magie et les croyances ancestrales sont encore très présentes. Ces rituels, qu’ils soient destinés à guérir, à protéger ou à célébrer, font partie intégrante de la culture locale. J’ai appris à les respecter, car ils représentent un lien avec le passé et une source de réconfort pour beaucoup. En acceptant ces pratiques sans les juger, je montre une réelle ouverture d’esprit et un profond respect pour les traditions locales.
Pour voyager de manière éco-responsable, il est crucial d’adopter une attitude d’ouverture et de curiosité. Cela signifie observer sans juger, éviter les confrontations, respecter les rites et adapter son comportement pour ne pas offenser les sensibilités locales. En intégrant ces principes, nous contribuons à un échange culturel plus harmonieux et respectueux.
J’ai découvert que les notions de pudeur varient considérablement d’un pays à l’autre. Dans certains endroits, dénuder les épaules, montrer ses genoux ou une cheville peut être perçu comme très impudique. Ces différences culturelles en matière de pudeur sont profondément enracinées et doivent être respectées pour voyager de manière respectuseuse.
Dans certains pays, surtout ceux avec des traditions conservatrices, il est crucial de respecter les codes vestimentaires locaux. Montrer ses épaules, ses genoux ou ses chevilles peut être mal vu, voire offensant. En respectant ces codes, vous montrez non seulement du respect pour la culture locale, mais vous évitez aussi de mettre mal à l’aise les habitants. Adapter sa tenue vestimentaire est une simple marque de respect qui peut grandement améliorer vos interactions et votre expérience de voyage.
Dans de nombreuses cultures, montrer des sentiments en public est inapproprié. Les manifestations publiques d’affection, même de simples gestes comme tenir la main ou s’embrasser, peuvent être mal perçues. J’ai appris à faire preuve de retenue et à respecter les sensibilités locales en matière de pudeur. Cela contribue à une meilleure compréhension mutuelle et à des échanges plus harmonieux.
Dans certains pays, refuser une offre ou une invitation peut être considéré comme impoli. Que ce soit une tasse de thé, un repas ou une simple invitation à discuter, accepter ces gestes d’hospitalité montre du respect et de l’appréciation pour la culture locale. Refuser, même poliment, peut être perçu comme une insulte. Il est donc important de se montrer ouvert et accueillant face à ces marques de générosité.
Parfois, lorsque je termine un traitement médical, il me reste des pansements, des bandages, des attelles, de la gaze, et d’autres fournitures médicales. Ces articles, même ouverts, seraient détruits par les pharmacies car ils ne peuvent plus être utilisés. Alors, je fais en sorte d’en emporter le maximum dans mes valises. J’en glisse dans mes chaussures, mes sacs, partout où je peux !
Pour beaucoup de personnes dans les pays que je visite, ces articles sont financièrement inaccessibles. Les dispensaires n’ont souvent pas assez de fournitures pour répondre aux besoins de tous, et les écoles n’en ont pratiquement jamais. J’ai vu trop d’enfants souffrir de petits bobos non soignés, laissant la porte ouverte aux infections. Pire encore, certains enfants développent des handicaps dus à des fractures mal soignées.
Dans ces cas-là, je ne me limite pas : j’apporte tout ce que je peux. Cependant, il y a toujours des précautions à prendre. Une fois, dans une école, j’ai vu des enfants de six ans se servir eux-mêmes de médicaments. J’ai dû intervenir, me fâcher, traduire en anglais toutes les notices et insister sur les dangers. Je ne me fais pas d’illusions : après mon départ, la boîte à pharmacie est probablement revenue à hauteur des enfants.
Tu trouveras toujours un dispensaire, une école, ou un orphelinat qui sera reconnaissant pour ces dons. Ces institutions manquent cruellement de ressources, et ton aide peut faire une réelle différence. En apportant des soins essentiels, tu contribues à améliorer les conditions de vie des enfants et des adultes dans ces communautés.
Lors de mes voyages, j’ai constaté que l’usage de l’eau varie considérablement d’une culture à l’autre. Dans certains pays, l’eau est une ressource précieuse et son utilisation excessive peut être perçue comme un manque de respect. J’ai appris à me limiter, que ce soit pour me laver, pour me brosser les dents ou pour d’autres besoins quotidiens. Utiliser l’eau avec parcimonie montre une réelle sensibilité aux conditions locales et aux défis que les habitants peuvent rencontrer quotidiennement.
Dans certains endroits, les habitants n’utilisent pas de brosse à dents et de dentifrice comme nous le faisons. Ils préfèrent des méthodes traditionnelles, comme des morceaux de bois appelés « siwak » ou d’autres substances naturelles pour se laver les dents. Ces pratiques peuvent sembler inhabituelles pour nous, mais elles sont souvent efficaces et adaptées aux ressources locales. Respecter et même essayer ces méthodes peut être une façon de montrer de l’ouverture et du respect pour la culture locale.
Ce qui peut nous sembler sale, comme des ongles noirs ou une apparence négligée, peut être tout à fait normal et acceptable dans d’autres cultures. J’ai appris à ne pas juger ces différences et à comprendre que les normes d’hygiène varient d’un endroit à l’autre. Par exemple, dans certains pays d’Asie du Sud-Est, il est courant de se laver avec de l’eau après être allé aux toilettes plutôt que d’utiliser du papier toilette, une pratique qui peut sembler étrange pour certains, mais qui est considérée comme plus hygiénique par les locaux.
Dans de nombreux pays, les rituels de bain ont des significations culturelles profondes. Par exemple, dans les bains publics japonais (onsen), il est essentiel de se laver soigneusement avant d’entrer dans le bain commun. Ne pas respecter cette règle peut être considéré comme un manque de respect envers les autres baigneurs. De même, dans certaines cultures musulmanes, des ablutions rituelles précèdent les prières, montrant l’importance de la propreté corporelle dans le cadre religieux.
Dans les pays nord-africains et musulmans, les bains publics, ou hammams, jouent également un rôle important dans la vie sociale et rituelle. Ces bains sont des lieux de purification physique et spirituelle. Avant d’entrer dans le bain commun, il est essentiel de se savonner et de se rincer soigneusement. Le hammam est aussi un lieu de détente et de convivialité, où les gens se retrouvent pour discuter et se relaxer. Respecter ces rituels, en suivant attentivement les pratiques locales, est crucial pour ne pas offenser les habitants et pour apprécier pleinement cette tradition culturelle.
Il est temps de parler d’un sujet souvent tabou chez nous : les toilettes. Dans certains pays, ce n’est absolument pas le cas. Alors oui, parfois, c’est difficile, et je suis souvent heureuse de pouvoir attendre le retour à la maison. Mais les expériences vécues sont enrichissantes et nous apprennent beaucoup sur les réalités locales.
Au Ghana, dans la maison où je vivais, j’avais des toilettes et une salle de bain, bien que partagées avec quelques cafards – ha ha ha, quelle frayeur parfois ! Par contre, dans les écoles où j’intervenais, c’était une autre histoire. Par ‘chance’, il faisait tellement chaud que, malgré les 4 litres d’eau que je buvais chaque jour, je n’avais presque jamais besoin d’y aller. Mais j’avais toujours avec moi un pisse-debout (ne rigole pas, je me suis entraînée sous la douche pour être sûre de réussir en cas de besoin !).
Les conditions sanitaires au Ghana sont désastreuses. Les besoins se font souvent par terre ou dans un sac en plastique, laissé ensuite à l’abandon. J’avais lu cela sur le web, mais je n’y croyais pas vraiment jusqu’à ce que je le voie de mes propres yeux. (Tu peux lire mon article à ce sujet ici.)
J’ai aussi connu les toilettes à trou en Ouganda (lis cet article) ou en Thaïlande et les douches avec des bouteilles en plastique. Quand tu rentres chez toi et que tu tires une chasse d’eau pour la première fois, tu penses à toute cette eau potable gaspillée…
J’ai vécu dans une maison sans toilettes et sans trop de possibilité de sortir la nuit. Système D, merci à mon pisse-debout et ma bouteille en plastique !
J’ai vu des toilettes publiques où faire pipi coûte un certain prix, et faire la grosse commission est plus cher. C’est trop impudique pour nous, mais tellement normal pour eux.
Et puis, il y a ma copine en Ouganda, qui, à la sortie d’un mariage, a disparu de mon champ de vision sur un petit chemin de terre rougeâtre sous le clair de lune. Elle s’est accroupie pour faire tranquillement son pipi tout en continuant à discuter avec notre groupe. Tellement naturel pour elle, et cela ne dérangeait personne.
L’eau, bien que cruciale pour notre quotidien, n’est pas aussi accessible pour tout le monde. Tandis qu’en Europe, nous avons souvent l’eau courante à portée de main, dans de nombreuses régions du monde, l’accès à l’eau est un défi majeur. En Afrique, par exemple, l’eau est souvent stockée à partir des pluies saisonnières. Les réservoirs d’eau de pluie sont essentiels pour la survie, surtout dans les zones rurales où l’accès aux réseaux d’eau est limité ou inexistant.
En Afrique, lorsque les réserves d’eau de pluie sont épuisées, de nombreuses communautés dépendent encore davantage de ces réservoirs, car les petits réseaux d’eau dans les villes ne peuvent pas toujours répondre aux besoins. En conséquence, les périodes de sécheresse peuvent entraîner une pénurie sévère, impactant la vie quotidienne et la santé des populations. L’accès à une eau potable est donc souvent limité, et la gestion de cette ressource devient une priorité.
L’eau non traitée peut contenir des bactéries et des contaminants dangereux. Dans de nombreuses régions, boire de l’eau directement à partir des sources naturelles ou des puits non traités peut entraîner des maladies graves, telles que la dysenterie ou le choléra. C’est pourquoi, dans ces zones, il est crucial de consommer de l’eau en bouteille ou traitée, garantissant qu’elle est stérile et sûre pour la consommation.
Respecter l’eau signifie aussi comprendre sa valeur. Dans de nombreuses régions, l’eau est une ressource précieuse et limitée. Éviter le gaspillage, utiliser l’eau de manière rationnelle et être conscient de l’impact de notre consommation sont des actions essentielles. Même si nous avons l’eau en abondance, il est important de se rappeler que chaque goutte compte et de promouvoir des pratiques de conservation.
En voyage, on réalise rapidement que la gestion des déchets n’est pas uniforme à travers le monde. Dans certains pays, le recyclage et la gestion des déchets sont encore en développement, voire inexistants. Contrairement à d’autres régions où le tri des déchets est systématique et encouragé, dans certaines parties du monde, les infrastructures de recyclage sont limitées ou absentes. Tu peux consulter cet article sur les défis du recyclage en Afrique ou encore cet autre sur la situation en Amérique Latine pour une vue plus approfondie.
Lors de mes voyages, j’ai souvent été confronté à des réalités différentes concernant la gestion des déchets. Une fois, dans un petit village, j’ai remarqué l’absence de poubelles et demandé où je pouvais jeter mes déchets. Mes hôtes, visiblement perplexes, m’ont remis un sac en toile. J’ai vite compris que le recyclage n’était pas une priorité locale et que le concept même était encore étranger pour eux. Mes déchets se retrouvaient souvent dans des endroits improvisés, à la merci des conditions météorologiques et de la faune locale.
Lorsque j’ai demandé ce qu’il advient des déchets après leur collecte, la réponse était souvent vague. Dans certains endroits, les déchets sont simplement jetés dans des décharges à ciel ouvert, où ils se décomposent lentement ou sont brûlés, avec des impacts environnementaux notables. Dans d’autres régions, le recyclage peut se faire de manière artisanale, mais sans les infrastructures nécessaires pour traiter les matériaux de façon efficace.
Cette expérience m’a permis de réaliser l’importance de minimiser les déchets lors de mes voyages. Là où les systèmes de recyclage sont inexistants, chaque déchet devient un problème potentiel. Il est crucial de limiter la quantité de plastique et d’autres déchets non biodégradables que nous générons. En apportant avec soi des produits réutilisables et en évitant les emballages jetables, nous contribuons à réduire notre empreinte écologique, même dans les endroits où le recyclage est limité.
Quand on voyage, on découvre rapidement que la gestion des déchets varie énormément d’un pays à l’autre. Dans certains endroits, les poubelles sont tout simplement absentes, elles ne font absolument pas partie de leurs cultures locale. Je t’invite à lire cet article sur l’afrique ici ou encore celui-ci pour la Thailande qui en parle mieux que moi.
Une fois, en voyage, j’ai demandé où se trouvaient les poubelles. Mes hôtes, ne comprenant pas ma demande, m’ont finalement donné un petit carton. Ils en parlaient dans leur dialecte, visiblement intrigués par cette demande inhabituelle. J’ai donc utilisé ce carton pour mes quelques déchets, ce qui est rare vu mon style de vie minimaliste, mais inévitable parfois.
Lorsque j’ai demandé quoi faire du carton une fois rempli, la réponse a été un haussement d’épaules et un vague « je vais le prendre ». Pas très rassurant, n’est-ce pas ? J’ai compris que je n’obtiendrais pas plus d’informations.
Par hasard, un jour, on m’a proposé de faire le tour de la maison. Derrière celle-ci, dans un endroit où je n’allais jamais par instinct, j’ai trouvé la « poubelle » : un tas indescriptible de déchets en tout genre, attendant sagement que la nature fasse son œuvre.
Cette expérience m’a ouvert les yeux sur la gestion des déchets dans d’autres cultures. Ce qui nous semble évident, comme avoir des poubelles et un système de collecte, est loin d’être la norme partout.
Le sujet des dons de vêtements en voyage est très vaste. Je t’invite à te rendre sur cette page (ici) pour en savoir plus. Mais avant cela, j’aimerais partager une expérience personnelle.
Lorsque j’étais en Ouganda, une amie a voulu m’envoyer des cartons de vêtements dont une personne n’avait plus besoin. Par curiosité, je lui ai demandé la taille et le style des vêtements. Sa réponse ? Elle connaissait l’Afrique pour y avoir vécu il y a 40 ans et pensait que les habitants transformeraient les vêtements, peu importe leur taille ou leur style. Quelle hérésie !
Premièrement, les codes vestimentaires locaux sont très différents des nôtres. Les gens ne s’habillent pas n’importe comment et, contrairement à une idée reçue, ils ne savent pas tous coudre. De plus, ils n’ont souvent pas les moyens de payer un couturier pour ajuster des vêtements.
J’ai refusé le colis car je savais que ces vêtements finiraient probablement dans la nature, ajoutant aux problèmes déjà causés par les excès de la Fast-Fashion. En réalité, les seuls que j’ai vus en haillons étaient malheureusement des personnes handicapées, souvent laissées à la rue en raison de préjugés sociaux. Une triste réalité difficile à gérer émotionnellement.
Avant de vouloir envoyer des vêtements ou d’autres objets, réfléchis bien à leur utilité réelle pour les populations locales. Parfois, nos intentions peuvent avoir des conséquences inattendues et néfastes.
Lorsqu’on voyage, l’envie de faire plaisir aux enfants locaux en leur apportant des jouets est naturelle. Cependant, il est important de réfléchir aux conséquences de ces cadeaux.
La plupart du temps, les familles n’ont pas les moyens d’acheter des piles. Si tu offres un jouet à piles, il sera vite abandonné. Un jouet en plastique, quant à lui, finira probablement par terre sur un chemin de village, car les poubelles n’existent pas toujours.
Tout à sa joie d’avoir reçu un jouet, l’enfant sera fier de le montrer à ses petits copains. J’ai vu une petite fille s’écrouler en pleurs lorsqu’elle a compris que je n’avais pas de jouet pour elle. Le petit garçon à qui j’avais offert le jouet l’a repoussée de peur qu’elle ne le lui prenne.
Plus jamais je ne veux revivre cette situation.
Un excellent jouet, durable et écolo, est le ballon fabriqué à partir de sacs en plastique recyclés. Les enfants adorent jouer avec, et ce ballon est à toute épreuve du temps et de l’usure. De plus, il n’a jamais besoin d’être regonflé !
Les petites filles adorent dessiner et jouer à la maman. Un joli bandeau de tissu pour nouer sur la poitrine et porter leur « bébé » (souvent une petite peluche) fait leur bonheur.
N’oublie pas que tous les enfants de chaques pays n’ont pas les mêmes besoins des uns des autres.
Lorsque tu prépares ton voyage, tu penses peut-être à apporter des stylos ou des crayons pour les enfants locaux. Avant de te lancer, réfléchis bien aux conséquences de ce geste.
Tu vas acheter ce lot de stylos dans un magasin bon marché. Ces stylos, de qualité médiocre, ne dureront pas longtemps. En les apportant, tu introduis du plastique qui, une fois en fin de vie, finira par terre. Tu penses bien faire et les rendre heureux, mais la réalité est souvent différente.
Si tu n’as pas assez de cadeaux pour tous, tu risques de créer de grands malheureux. Tu pourrais provoquer de la tristesse, de la jalousie, et parfois même de la violence. De plus, les crayons que tu apportes ne serviront peut-être pas à l’école car ils ne font pas partie du matériel demandé, du modèle standard requis pour tous les élèves.
J’ai fait ces erreurs et j’ai eu la ‘chance’ de vite réaliser que c’était une catastrophe. Une fois, j’ai offert quatre stylos à Kawuma, toute heureuse de voir ses yeux s’illuminer. Mais il est revenu de l’école le lendemain, mal à l’aise. Il m’a expliqué qu’il avait été frappé et dépouillé de ses stylos par d’autres enfants qui les voulaient.
Je lui ai redonné des stylos en lui faisant promettre de ne pas les amener à l’école. Pour lui, ces stylos étaient un trésor à cacher, car il n’a pas le droit de faire des devoirs le soir et n’a accès à rien. J’ai pleuré de ma bêtise.
Voyager de manière éco-responsable, c’est aussi comprendre les répercussions de nos actions et choisir des gestes qui font vraiment du bien sans causer de peine ou de jalousie. Continuons à explorer, à respecter et à inspirer. Bon voyage éco-responsable ! ✏️🌍
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