Winneba et saltpond
Un Week-end à la Mer : Winneba et Saltpond
C’était le week-end tant attendu pour décompresser, et nous avions décidé de visiter deux stations balnéaires après avoir lu des éloges et vu des photos de rêve. Alors, hop, en route ! Mais quelle route… Toujours aussi dégradée et encombrée, c’est la seule qui longe la côte.
Winneba
Nous avons commencé notre aventure à Winneba, une ville de pêcheurs. On avait une envie folle de nous baigner, de marcher et de nous sentir enfin en vacances. Nous avons déjeuné dans un petit restaurant local : du poulet grillé et des frites, un vrai délice !
Mais la balade sur la plage a rapidement tourné au désenchantement. Quand on nous a prévenues de faire attention où nous mettions les pieds, surtout après nous être déchaussées, l’alerte concernait… les excréments humains. Juste après, un pêcheur s’est accroupi devant nous, a fait ses besoins et est reparti comme si de rien n’était. On ne savait pas trop quoi dire ou faire, juste rester là, ébahies, désolées de ne pas pouvoir vivre quelque chose de normal et sympa.
Après cette drôle d’expérience, nous avons décidé de faire demi-tour. Nous avons observé un moment le retour des pêcheurs, mais cette plage sale ne nous donnait pas vraiment envie de rester.
Le Guesthouse
Avant de partir, j’avais rencontré sur un forum une personne française mariée à une Ghanéenne, qui m’avait recommandé un petit guesthouse local. Pas de souci, j’ai réservé la seule chambre avec clim (j’en pouvais plus de ces nuits blanches à souffrir de la chaleur).
La soirée et la nuit au guesthouse furent un véritable défi (je rigole maintenant, mais sur le coup, c’était autre chose). Le restaurant proposait de la cuisine locale, mais la cuisinière n’a pas écouté nos consignes pour des plats sans épices. Du coup, nous avons cru tomber par terre, la bouche en feu ! La responsable du guesthouse, déçue, a proposé d’aller chez elle pour nous cuisiner des bananes. Une heure après, nous avons eu pour dîner des bananes plantains baignées dans de l’huile saturée. À la première bouchée, Marie et moi avons éclaté de rire. Et puis comme par hasard, nous n’avions plus faim et étions tombées de fatigue, celà nous a permis de nous retirer très vite.
De retour dans notre chambre, nous avons sauté sur les barres de céréales qui m’accompagnent toujours en voyage. La nuit aurait pu être réparatrice, si le gardien, alcoolisé, n’avait pas décidé de couper du bois sous nos fenêtres jusqu’à 2h du matin. Et pour couronner le tout, nous ne savions pas que nous étions à côté d’un minaret et d’un marché local… À 5h, la nuit était définitivement terminée.
Le matin j’ai tout de même réussi à faire ma seule et unique balade dans la nature : 10 km de marche sur un chemin local menant à un village. J’ai adoré ! J’ai pu voir la végétation que j’aime tant, un vrai bonheur.
Saltpond
Le lendemain, la recherche d’un restaurant à Saltpond s’est révélée être une aventure. Un dimanche midi, c’est compliqué. Nous avons terminé dans un établissement dans lequel il était obligatoire de déjeuner dans une salle mal éclairée, sans fenêtres, avec une télévision géante à fond et la clim à fond. Une ambiance surprenante ! Honnêtement, je ne me souviens même pas du repas, mais ça devait être correct.
Nous avons finalement pu nous baigner à Saltpond, même si c’était un petit bain de stress. Il y a énormément de courant sur les plages du Ghana, et aucune d’elles n’est surveillée, donc il ne faut pas s’éloigner. Nous avons tenté une petite balade sur le sable, un peu méfiantes. Les remarques des hommes autour n’étaient pas vraiment encourageantes. Ces fameux « brouteurs » se montraient bien moins élégants en vrai que ce que racontent leurs vistimes, persuadés que nous étions là pour rencontrer un homme. Eh bien non ! C’était ma crainte, et elle s’est malheureusement vérifiée. Être confondues avec les femmes qui viennent pour ce type de tourisme m’a horrifiée.
Sur cette plage deux bars se ‘battent’ à savoir celui qui déploiera les plus de watt, c’est infernal.
Le retour fut long, mais joyeux ! Épuisées, nous avons pris un bus local. En discutant, nous avons beaucoup ri avec deux femmes instélles derrière nous, serrées comme des sardines, partageant des anecdotes et nos tentatives de parler Twi. Les gens autour de nous semblaient amusés par nos efforts, et l’atmosphère était tellement plus détendue qu’en semaine. Nous avions l’impression d’être dans une bulle, entourées de rires et de bonne humeur, avec une vue magnifique sur la route qui défilait (tu sais celle qui fait rêver, les cocotiers et tout et tout). À la fin de cette aventure, nous étions fatiguées mais le cœur léger, prêtes à affronter de nouvelles découvertes.
Photo: Pendant ce week-end nous avons eu encore une fois l’Harmattan, tu peux voir sur les photos ce que ça donne niveau pollution aux poussières, au sable et visuelle.
Sans ce vent la plage doit être splendide.
Ma vie au Ghana en image
Je te partage tout de même un peu de mon expérience locale, mes rares dépacements et beaucoup mon ressenti pour chacun de ces lieux avec des annecdotes.
Une capitale à deux mesures
Immense banlieu ouest d’Accra
Tristesse
Camp de réfugiés libérians
Camp de réfugiés libérians
Le plus grand marché aéien d’Afrique de l’ouest
Le marché de la Fast Fashion
Stress
